SEREC entame une serie d’ateliers citoyens

Dans le cadre du projet de fusion des Communes de Sierre, Chippis, Chalais et Grône, la mise en place d’ateliers citoyen a commencé. 1er tour : Grône. Immersion avec le Nouvelliste qui a couvert l’événement du lundi 20.05.

Les citoyens craignent pour leur autonomie

Il n’y avait pas forcément la foule, lundi soir à l’ancienne salle de gymnastique de Grône. Pour autant, les discussions qui ont rythmé le premier atelier citoyen consacré à la fusion de Sierre, Chalais, Chippis et Grône ont été intenses. Durant trois heures, douze participants – dont onze Grônards – ont pu exprimer leurs revendications aux collaborateurs du bureau SEREC, qui accompagne les communes dans leur réflexion.

Parmi les cinq thèmes abordés, les services à la population ont fait l’objet de plusieurs interrogations.

La périphérie oubliée?

Dans ce cadre, cinq grands thèmes de discussion avaient été définis. Sans surprise, les questions liées à l’autonomie des communes ont cristallisé la plupart des débats. Avec une crainte partagée par tous, celle de voir la Cité du Soleil engloutir ses voisines. «Je redoute par
exemple que les banques ou les postes soient centralisées à Sierre», lance le Grônard Daniel Roduit, du haut de ses 20 ans. «Il y a le risque que les villages en périphérie de la ville soient oubliés», ajoute sa concitoyenne Danielle Waser Massy. Cette dernière estime en outre qu’un rapprochement communal pourrait diluer la proximité entre les élus et la population. «En cas de fusion, il serait important que toutes les anciennes communes soient représentées au
Conseil municipal.» En revanche, elle ne craint pas la disparition des identités villageoises. «Prenez l’exemple d’Anniviers. Depuis la fusion, les sociétés locales ont pris de l’importance.»
Assis non loin de là, Sébastien Berguerand et Lionel Favre sont catégoriques. Pour eux, Grône n’a aucune raison de fusionner. «Lors de nos assemblées primaires, rien ne laisse présager qu’il y a des problèmes à régler. Nous ne comprenons pas la raison de cette réflexion.»

Tous les avis pris en compte

Comme le veut la règle, aucun élu politique ne peut prendre part à ces ateliers. Joint mardi, le président de Grône Marcel Bayard dit
comprendre ces interrogations. Il rappelle d’ailleurs que l’objectif de ces soirées est de faire remonter les revendications citoyennes
jusqu’aux autorités. «Nous n’en sommes qu’au stade de l’avant-projet. C’est pourquoi tous les avis doivent être pris en compte.»

Source : Le Nouvelliste 22.05.2019 , auteur : Florent Bagnoud

Suite du programme d’ateliers

  • 23 mai à Chalais
  • 27 mai à Chippis
  • 13 juin à Sierre

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