Les citoyens de bagnes et vollèges acceptent le projet de fusion des communes.

Dimanche 10 février, les citoyennes et citoyens de Bagnes et Vollèges ont décidé de s’unir pour ne faire plus qu’un dès le 1er janvier 2021.

A Vollèges, le oui l’a emporté par 68,8% de voix favorables alors que du côté de Bagnes, les citoyens ont approuvé le projet à hauteur de 69,5% de oui. Un résultat clair qui marque plusieurs années de travail pour les communes et serec.

En effet, serec a ainsi contribué à ce projet dès les premières discussions apparues en 2015. La procédure a mené à un rapport de fusion qui a impliqué quatre commissions thématiques (identité/administration/finances et services techniques).

Chose inédite jusqu’à ce projet, les Communes ont souhaité mettre en place une consultation publique avant de finaliser le rapport de fusion. Ainsi, sept séances publiques ont eu lieu dans différents villages des deux communes, permettant ainsi à chacun de s’interroger et de proposant des ajustements ou modifications au pré-rapport de fusion (juin 2018).

Enfin, serec a également participé activement à la phase d’information dans les derniers mois avant la votation populaire. Responsable des relations publiques et médiatiques, de l’élaboration de brochures, de la mise sur pied d’une séance d’information publique et de quatre « cafés-citoyens », serec est fier d’avoir participé à l’aventure en étroite collaboration avec le comité de pilotage.

Les armoiries de la nouvelle commune « Val de Bagnes »

A noter encore que les Assemblées bourgeoisiales ont également plébiscité la fusion de leur commune bourgeoisiale par 65% de oui et 35% de non (résultats cumulés).

La prochaine étape pour les deux communes sera la votation sur le contrat de fusion qui devra également être approuvé par les citoyennes et citoyens des communes de Bagnes et Vollèges en cours d’année.

Lancement du projet de développement régional de Crans-Montana

Depuis juillet 2018, les trois Communes de Crans-Montana, Icogne et Lens planchent sur un projet de développe-ment régional commun. Le PDR Crans-Montana a pour objectif principal de « maintenir une agriculture de qualité en station touristique de montagne ». Une commission agricole intercommunale a ainsi été créée. Une première rencontre avec les agriculteurs et viticulteurs des trois communes a permis de proposer une esquisse de projet qui a été acceptée par l’Office fédérale de l’Agriculture (OFAG) en septembre 2018. La prochaine étape pour la com-mission et les porteurs de projets sera d’élaborer le concept dans une « étude préliminaire » qui devra enfin être livrée à l’OFAG en décembre 2019.

Pour faciliter la gestion de ce dossier, les trois communes ont fait appel au bureau SEREC spécialisé dans les projet de développement et l’accompagnement auprès des Communes. SEREC coordonnera le projet durant l’année 2019. Les premières réflexions ont déjà permis de structurer le PDR Crans-Montana selon 3 filières : l’élevage et la culture de niches (plantes, huiles etc…) , l’agritourisme et la viticulture. Le projet, soutenu par le service cantonal de l’agriculture espère ainsi démontrer la plus-value et la valeur ajoutée qu’apporterait une mise en commun du monde agricole sur le Haut-Plateau.

La commission débute son travail par un appel à tous les travailleurs de la terre intéressés à développer des idées et des projets qui pourraient s’inscrire dans le PDR Crans-Montana. Ainsi, toutes les personnes intéressées peuvent prendre contact avec les Communes jusqu’à mi-février.

300’000 postes de travail, un marché de 60 milliards: l’agriculture suisse vaut plus qu’on le pense

Source : Le Nouvelliste, 3.01.2019

Si on devait payer le fauchage des prés en Suisse, cela coûterait plus de 6 milliards de francs. C’est l’un des chiffres présentés ce jeudi par l’Union suisse des paysans pour rappeler que l’agriculture suisse vaut bien plus qu’on ne l’imagine.

L’agriculture suisse vaut plus qu’il n’y paraît à première vue, selon l’Union suisse des paysans. A l’occasion de sa conférence de presse annuelle jeudi, elle s’est défendue contre de récentes critiques et a rappelé son utilité d’intérêt public et sa valeur réelle.

Au vu de sa part inférieure à 1% au produit intérieur brut (PIB), l’agriculture semble être de moindre importance pour l’économie. Ce chiffre ne correspond toutefois pas à la valeur réelle du secteur primaire indigène, a expliqué l’Union suisse des paysans (USP) jeudi à Hergiswil bei Willisau (LU), présentant à l’occasion son nouveau rapport de fond intitulé « L’importance de l’agriculture dans l’économie ».

Répartition inégale

Les grands créateurs de richesse ayant leur siège en zone urbaine, comme l’industrie pharmaceutique, les banques ou les assurances, occultent l’existence des régions à fort caractère rural, dont la prospérité dépend en grande partie de l’agriculture et des secteurs de la branche alimentaire, relève l’USP.

Cela tient aux coûts élevés engendrés par le secteur agricole. Près de l’ensemble des 6,3 milliards de francs que dépense chaque année l’agriculture atterrissent dans les activités locales: commerce de machines agricoles, charpenterie, construction d’étables et services vétérinaires, pour n’en citer que quelques-unes.

Monthey et Collombey-Muraz réfléchissent à une fusion pour 2025

Les municipalités de Collombey-Muraz (9013 habitants) et de Monthey (17 654 habitants) s’étaient fixé fin 2018 pour décider de poursuivre ou non leur réflexion concernant une possible fusion de leurs communes. Elles ont tenu parole et leur réponse est… oui.

Vers une fusion entre Monthey et Collombey-Muraz NF20181220

En collaboration avec le bureau Serec, le comité de pilotage, composé de quatre municipaux et des présidents du Conseil général, a effectué un état des lieux sur cinq thèmes: l’économie (notamment la fiscalité), les services à la population, les questions de société, la mobilité et l’aménagement du territoire et la gouvernance.

 

Numérique et interactif – le nouvel outil pour les aides financières de regiosuisse

L’aperçu des aides financières, document très apprécié des milieux intéressés, a été transformé en un outil numérique ces derniers mois. Les organes responsables de projets potentiels disposent désormais d’une vue d’ensemble plus claire et plus détaillée des programmes d’encouragement pour le développement régional. 

Pour accéder à l’outil cliquez ici

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L’art de la construction des murs en pierres sèches inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO

Le comité de l’UNESCO a inscrit l’art de la construction des murs en pierres sèches à son patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une reconnaissance que le Valais compte bien mettre en avant pour valoriser le travail de nos vignerons.

Pour le Valais, qui recèle plus de 3000 kilomètres de murs en pierres sèches, cette décision consacre l’engagement de l’Etat qui soutient depuis quelques années plusieurs restaurations, notamment les murs de Bovernier, Martigny, Martigny-Combe, Fully, Vétroz, Sion, ou encore Visperterminen et Rarogne. «Ça montre que nous allons dans la bonne direction avec tous nos projets de sauvegarde», se réjouit Laurent Maret. Le chef de l’Office des améliorations structurelles relève aussi le rôle de l’Ecole cantonale d’agriculture qui a déjà mis sur pied une formation modulaire pour la construction des murs en pierres sèches dès 2004.

En 2001 déjà, SEREC avait réalisé pour le Canton du Valais une étude de faisabilité intitulée Sauvegarde des murs en pierres sèches et du vignoble en terrasses valaisan.  Et le bureau du Dr. Jean Pralong + Ass. SA Bureau d’ingénieurs civils avait publié en parallèle une étude technique intitulée : Les murs en pierres sèches.

Anne-Do Zufferey, directrice du Musée du vin du Valais, à l’origine de l’ouvrage «Murs de pierres, murs de vignes», avait réuni en 2012 une douzaine de coauteurs pour se pencher sur ce patrimoine en péril. Pour elle, «c’est une reconnaissance d’une technique traditionnelle qui date de plusieurs millénaires et qui s’est transmise de manière empirique. Un procédé qui a d’ailleurs failli disparaître dans les années septante où l’on a privilégié l’usage du béton. Heureusement, on s’est vite rendu compte des bénéfices de ce type de construction et l’Etat du Valais a contribué à leur sauvegarde.»

Du côté de l’Interprofession de la Vigne et du Vin, on compte bien utiliser cette inscription pour mettre en avant ce patrimoine exceptionnel. «Car ces murs sont aussi le symbole du courage et de la ténacité de nos vignerons», explique son directeur Gérard-Philippe Mabillard.

A lire aussi: Coup de cœur pour nos murs à sec!

La candidature transnationale rassemblait neuf gouvernements, à savoir Chypre, la Grèce, la France, l’Italie, l’Espagne, la Croatie, la Slovénie, la Bulgarie et la Suisse.

Source : Le Nouvelliste, 29.11.2018

CIVITAC, plate-forme communautaire pour les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les citoyens du Burkina Faso

Civitac est une plate-forme régionalisée et communautaire dédiée aux collectivités territoriales, aux organisations de la société civile, ainsi qu’aux citoyens.

Pour accéder à la plate-forme : https://civitac.org/

Soutenue notamment par la Coopération suisse dans le cadre du programme de décentralisation et participation citoyenne, DEPAC, Civitac est une initiative du Laboratoire Citoyennetés en collaboration avec plusieurs collectivités territoriales et des organisations locales de la société civile. La création de Civitac repose sur plusieurs constats caractéristiques de la gouvernance locale au Burkina Faso :

  • l’accessibilité limitée aux documents de travail des collectivités territoriales ;
  • la difficile conservation des documents ;
  • l’absence de synergie et la faible mutualisation entre collectivités territoriales et OSC ;
  • la faible valorisation des expériences du local dans les processus nationaux de décision ;

Face à de tels défis, Civitac entend ainsi être :

  • un outil de transparence dans la gouvernance des collectivités territoriales et des organisations locales de la société civile ;
  • un outil de suivi des politiques publiques locales et d’aide à la coordination des actions ;
  • enfin, un outil de capitalisation et de valorisation des expériences du local.
  • La vision qui sous-tend la création de Civitac est que la gouvernance étant avant tout une régulation des rapports entre citoyens et Etat, c’est d’abord dans les espaces de vie (quartier, villages, communes) que cette régulation doit s’apprendre et se construire afin d’en imposer de manière plus systématique à l’Etat dans sa globalité. Le pari de Civitac est ainsi de pouvoir adresser les dynamiques d’en bas, celles qui passent parfois inaperçues aux yeux des grands décideurs, celles qui font rarement la une des grands médias… et qui pourtant constituent le reflet le plus significatif de notre vivre-ensemble.

Développement régional, économique et territorial